Galerie de photo du lancement du conseil de la souveraineté du Québec de Laval.
  Merci à nos généreux donateurs!

          Jean-Pierre Ménard

             Rachel Demers

              Serge Ménard
     
               Riel Landry

Déclaration commune
Affichez vos couleurs et votre fierté!
Panneau balcon disponible.
Informez-vous.


Marie Malavoy, députée du Parti Québécois, pour André Boisclair, chef du PQ
Françoise David, porte-parole, QS
Pierre Paquette, député du bloc Québécois, pour Gilles Duceppe, chef du BQ
Tania Kontoyanni et Gérald Larose, co-présidents du Conseil de la souveraineté du Québec
Chantale Trottier, présidente MNQ
Jean Dorion, président SSJB de MTL
Suzanne Lambert, Rassemblement pour un Pays Souverain
Marilyse Lapierre, présidente, Intellectuels pour la souveraineté
Paul Piché, Hélène Pedneault, Francine Lavoie, Gordon Lefebvre,
Marc-André Deschênes, Edith Gendron, Jacques Beaumier, David Deschênes, membres du Conseil d'administration du Conseil de la souveraineté du Québec,
Micheline Labelle, Bruno Roy, Marc Béland, Sylvie Legault, Andrée Lajoie,
Daniel Breton, Jocelyne Caron, Ruba Ghazal
Tous droits réservé Conseil de la souveraineté du Québec de Laval 2007
Appel à la mobilisation pour le 3 juillet à Québec



Bonjour,


Les célébrations de Québec 1608-2008 représentent pour l'’ensemble de Québécois et des Québécoises une occasion extraordinaire de se rassembler, de fêter et de se projeter dans l'’avenir. Plus particulièrement, la journée du 3 juillet 2008 marquera officiellement la 400e année de Québec et du Québec. La signification hautement symbolique de cette journée est d'’ailleurs bien sentie dans la programmation officielle : plusieurs des activités sont incidemment de nature protocolaire (dîner de dignitaires, messe solennelle sur invitation, etc.), d'’autres font la démonstration évidente de la mainmise du gouvernement du Canada sur des pans importants de ces célébrations. L’'exemple le plus éloquent : ce grand défilé de 3000-5000 militaires aux couleurs britanniques sur la Grande-Allée.


En ce jour historique, des militaires en uniforme, mais aucun lieu, aucune tribune, aucun moment pour évoquer et rendre un hommage à ce que les Québécois et Québécoises auront principalement dans leur cœur, soit cette belle et grande aventure de la vie française en Amérique, cette miraculeuse édification du Québec moderne, seul État francophone du continent, avec sa culture et ses couleurs nationales, totalement évacuées du pavoisement officiel.

Le 3 juillet, pendant que les fêtes officielles du 400e se dérouleront avec les militaires dans les rues, la messe à la cathédrale pour l'élite et un spectacle devant le Parlement avec 700 dignitaires (dont Harper et la Gouverneure générale)  et trop peu de place pour les citoyens, le Collectif Commémoration 1608-2008 organise, au Parc de l'Amérique Française  sa propre célébration.  Animé par Luck Mervil, ce cérémonial tout en témoignages et en chansons se veut une carte d'anniversaire pour la naissance de notre Capitale nationale et pour nos 400 ans de résistance.  Ce sera un événement poétique et politique.  Que chacun et chacune apporte son drapeau et sa bonne humeur.


Le tout débutera à 11 h 00 et se terminera vers 13 h 30.


Le 3 juillet 2008

Parc de l'Amérique Française (voisin du Grand Théâtre)

Québec

11 h 00 à 13 h 30


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La vraie leçon du Kosovo


Par Louis Bernard, le 06 mars 2008 [version HTML]

  La vraie leçon du Kosovo, ce n’est pas que le Québec, à la suite d’un référendum gagnant, pourrait déclarer unilatéralement son indépendance. C’est beaucoup mieux. C’est que, dans de telles circonstances, le Canada n’aurait pas le choix et serait obligé de négocier de bonne foi avec le Québec les modalités de son accession à l’indépendance.

Cette obligation de négocier de bonne foi n’est pas nouvelle. Elle a déjà été reconnue, en droit interne canadien, par la Cour suprême du Canada dans sa décision sur la sécession du Québec. Mais c’est maintenant sur le plan international que cette obligation vient d’être réaffirmée de façon éclatante et péremptoire. Car si, finalement, la communauté internationale a accepté la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, c’est en raison du refus obstiné de la Serbie de rencontrer son obligation de négocier de bonne foi la sécession de ce nouveau pays.

En effet, depuis la fin de la guerre du Kosovo, l’ONU et l’ensemble des pays intéressés ont mis tous leurs efforts pour inciter la Serbie à se mettre à la table de négociation afin que cette question puisse se régler avec l’accord des parties. Peut-on penser qu’il en serait autrement dans le cas d’un Québec qui aurait choisi démocratiquement l’indépendance? Peut-on croire, par exemple, que l’intérêt des États-Unis pour une solution négociée serait alors moins fort pour un pays situé à sa frontière nordique que pour un pays des Balkans? Et que l’intérêt de la France serait moins élevé? Il est donc clair que, à la suite d’un référendum gagnant, la pression internationale serait énorme sur Ottawa pour que s’ouvrent rapidement des négociations avec le Québec afin que celui-ci puisse accéder à son indépendance à la suite d’un accord entre les parties. Et, soit dit en passant, dans un tel contexte, la Loi sur la clarté ne pèsera pas lourd.

Par ailleurs, pour Ottawa, la perspective que le Québec puisse éventuellement faire accepter par la communauté internationale une déclaration unilatérale d’indépendance serait de nature à faire échec à toute velléité de sa part de ne pas négocier, ou de ne pas le faire de bonne foi. De telles négociations seraient, en réalité, sous surveillance internationale. C’est d’ailleurs l’avertissement que formulait la Cour suprême dans sa décision en affirmant que le refus de négocier conformément aux principes constitutionnels pertinents pourrait « avoir des répercussions importantes au plan international ».

Le Québec n’est pas le Kosovo, et le Canada n’est pas la Serbie. Contrairement à la constitution serbe, le droit constitutionnel canadien reconnait au peuple québécois le droit d’exprimer démocratiquement sa volonté de devenir souverain et oblige les parties à négocier les suites à donner à ce choix. C’est pourquoi il n’y aura pas, ici, de déclaration unilatérale d’indépendance mais une accession à la souveraineté agréée de part et d’autre, dans le respect du droit canadien et conformément à la pratique souhaitée par la communauté internationale. Et ainsi, contrairement au Kosovo, le Québec pourra, dès le lendemain de sa déclaration de souveraineté, faire son entrée à l’Organisation des Nations Unies.

Publié dans Le Devoir du 6 mars 2008.