À partir du printemps 2006, une nouvelle fleur éclora dans tous les paysages québécois, au milieu des épinettes noires de l’Abitibi, au bord de la mer qui baigne la Gaspésie, la Côte Nord et les Iles-de-la-Madeleine, sur les flancs des Laurentides et des Appalaches, tout au long du fjord du Saguenay et du fleuve aux grandes eaux, dans les rues et les ruelles de Montréal, notre métropole allumée, autour de la mer d’eau douce qu’est le Lac Saint-Jean, sur les belles terres généreuses de la Monté¬régie, de la Beauce et de l’Outaouais, et bien en vue, sur les flancs escarpés de Québec, notre doyenne d’Amérique, notre capitale nationale.

Cette fleur aux mille couleurs, qui poussera sur la neige aussi bien que dans les verts tendres du printemps, sous le soleil de l’été et au cœur des rouges de l’automne, c’est L’INDÉPEN¬DAN¬CE DU QUÉBEC, inscrite en images émouvantes sur des pan¬neaux balcons qui rendront notre projet de pays VISIBLE, au quotidien, à chaque jour de l’année, hors de toute campagne électorale ou référendaire. Nos yeux et ceux des voyageurs le verront fleurir partout, en toute saison, à chaque heure du jour. Et ce projet, qui aura été un rêve ardent pendant plusieurs dé¬cen¬nies —le plus grand et le plus beau des rêves—, renforcera ses racines dans nos esprits et dans nos cœurs et deviendra réel. « Tant que le pays n’est pas fait, il reste à faire », disait le poète Gaston Miron. Ces nouvelles fleurs de balcon proclame¬ront à la face du monde LA FORCE DE NOTRE DÉSIR DE PAYS.

Notre projet collectif, qui n’a jamais été aussi près de se réali¬ser que maintenant, a besoin de chacun et chacune d’entre nous. Rendez-le VISIBLE. Affichez-le, haut et fort.

Hélène Pedneault

 
 
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